====== Samba - Active Directory Domain Controller (AD DC) ======

Le projet Samba est surtout connu pour le partage de fichiers selon le protocol SMB dévellopé par Microsoft. La version 4 de ce logiciel apporte la fonctionnalité supplémentaire d'un contrôleur de domaine Active Directory (Active Directory Domain Controller - AD DC). Cette fonctionnalité inclue en natif les services [[:likn wikipédia|DNS]], [[:link wikipedia|LDAP]], [[http://fr.wikipedia.org/wiki/Kerberos_%28protocole%29|Kerberos]], [[http://fr.wikipedia.org/wiki/Remote_procedure_call|RPC]] et [[http://fr.wikipedia.org/wiki/Server_Message_Block|SMB 3.0]] ainsi que la distribution et la gestion des GPO.

<note importante>Une connaissance préalable de AD DC de Microsoft et des fonctionnalités et protocols tels que DNS, LDAP, Kerberos, RPC, GPO, SMB, ... est un atout pour la bonne compréhension et mise en oeuvre de Samba AD DC. Cette documentation s'adresse donc principalement aux administrateurs système.</note>

Samba AD DC permet de créer un DC compatible avec les produits Microsoft Windows Server allant de 2000 à 2012. Cependant, toutes les fonctionnalités avancées ne sont pas encore implémentées. Selon les cas, probablement au sein des PME, Samba AD DC pourrait parfaitement remplacer ces produits.

===== Versions =====

Samba en version 4 fut premièrement disponible via le paquet **samba4**. Ce paquet est disponible pour toutes les versions d'Ubuntu allant de Lucid (10.04) à Trusty (14.04 LTS). Cependant, il s'agit là d'un paquet de transition qui ne sera pas conservé sur le long terme. Samba en version 4 devient la version de base du paquet **samba** à partir de Trusty (14.04 LTS). Il est donc conseillé aux utilisateurs de Trusty et des versions qui suiveront de ne plus utiliser le paquet //samba4// mais bien le paquet **samba**. Sous Trusty, samba est fourni en version 4.1.3.
<note>Sous Trusty, le paquet samba4 sert uniquement à installer par le mécanisme de dépendance le paquet samba.</note>

Samba en version 3 et 4 ne devraient pas co-exister sur une même machine. Si Samba est déjà installé, vous pouvez en vérifier sa version en tapant :
<code>samba -V</code>

La documentation qui suit est basée sur Ubuntu Trusty avec samba en version 4.1.3. L'ensemble des manipulations qui suivent requiert des droits administrateurs (local sur la machine ou domaine).
===== Installation de Samba=====
==== Paramètres généraux ====
Avant toute installation, il est nécessaire de definir son environnement. Ainsi, il sera possible de configurer correctement son serveur. Le reste de cette documentation se basera sur les paramètres suivants :

|Nom de domaine |example.com | \\ RFC 2606
|Royaume (realm) |EXAMPLE.COM |
|Nom de NetBIOS |example |
|Nom du serveur |ubndc01 |
|Adresse IP du serveur |192.168.1.11 |
|Rôle du serveur |DC (contrôleur de domaine) |
==== Pré-requis ====
Quelques paquets hors des dépendances du paquet //samba// sont nécessaires afin de bénéficier de l'ensemble des fonctionalités et des outils de test.
<code>sudo apt-get install acl attr dnsutils krb5-user</code>
<note>FIXME Le projet Samba recommande d'installer plus de paquets (cfr [[https://wiki.samba.org/index.php/Samba_4/OS_Requirements#Debian_or_Ubuntu|OS Requirements]]). Quels sont ceux indispensables ? Et quels sont ceux uniquement pour compilation à partir des sources ?
<code>sudo apt-get install build-essential libacl1-dev libattr1-dev libblkid-dev \
libgnutls-dev libreadline-dev python-dev gdb pkg-config \
libpopt-dev libldap2-dev  libbsd-dev docbook-xsl libcups2-dev</code>
S'ils étaient nécessaire au bon fonctionnement de Samba, pourquoi ne sont-ils pas dans la liste des dépendances, ni même dans la liste des recommandations ou des suggestions

Le paquet //python-dnspython// fait partie des dépendances du paquet //samba//, il sera automatiquement installé lors de l'installation de ce dernier.</note>

  * Le paquet //acl// va, entre autre, installer les commandes //setfacl// et //getfacl// afin de définir et lire les ACL sur un fichier.

  * Le paquet //attr// va, entre autre, installer les commandes //setfattr// et //getfattr// afin de définir et lire les attributs étendu d'un fichier.

  * Le paquet //dnsutils// va, entre autre, installer les commandes //dig//, //nslookup// et //nsupdate// afin d'interroger et mettre à jour le serveur DNS. Ce paquet n'installe pas un serveur DNS.

  * L'installation de //krb5-user// va installer via le mécanisme de dépendance //krb5-config//. Ce paquet va demander d'introduire premièrement le nom du royaume :  EXAMPLE.COM, et deuxièmement, si nécessaire, d'introduire les informations relatives aux serveurs kerberos du royaume (ubndc01.example.com) ainsi qu'au serveur d'administration de kerberos (ubndc01.example.com).\\

  * Le paquet //krb5-user// va, entre autre, installer les commandes //kinit// et //klist// qui permettent d'interroger et tester un serveur kerberos. Ce paquet n'installe pas un serveur kerberos.

Afin de bénéficier de l'ensemble des fonctionnalités de Samba, il est nécessaire d'activer les [[:acl|ACL]] et les attributs étendus (user_xattr) sur les partitions concernées par Samba. Pour ce faire, il faut ajouter dans le fichier /etc/fstab les options acl et user_xattr aux partitions en question. L'ajout de l'option barrier=1 protège les transactions tdb contre la corruption des fichiers (notamment sam.ldb) lors les coupure d'électricité (ou autre crash système). Celle-ci est fortement recommandée sur un DC.

Exemple d'une partition dans le ficher /etc/fstab
<file - /etc/fstab>UUID=8059560e-4a78-445b-a363-b3c197b4c7ea      /      ext4      defaults,acl,user_xattr,barrier=1     0     1</file>

Après avoir modifié le fichier /etc/fstab, il faut redémarrer la machine ou remonter la partition pour que la modification soit effective. Par exemple :
<code>sudo mount -o remount /</code>

Le noyau d'Ubuntu Trusty provenant des dépôts a bien les options XATTR, SECURITY et POSIX_ACL pour les systèmes de fichier ext3 et ext4. Toute autre situation nécessitera de vérifier que ces options aient bien été activées lors de la compilation du noyau pour le système de fichier choisi.

Pour plusieurs raisons (notamment Kerberos), il est important que les machines du domaine aient leurs horloges synchronisées. Ceci peut se faire avec l'utilisation de [[:ntp|NTP]].
==== Installation à partir des dépôts ====
Cette solution a l'avantage d'être très simple à mettre en oeuvre.
<code>sudo apt-get install samba</code>
==== Installation à partir des sources ====
En plus des paquets déjà cités dans les pré-requis, le projet Samba recommande d'installer quelques paquets supplémentaires avant d'installer Samba 4 (cfr [[https://wiki.samba.org/index.php/Samba_4/OS_Requirements#Debian_or_Ubuntu|OS Requirements]]) :
<code>sudo apt-get install build-essential libacl1-dev libattr1-dev libblkid-dev libgnutls-dev \
libreadline-dev python-dev python-dnspython gdb pkg-config libpopt-dev libldap2-dev \
dnsutils libbsd-dev attr krb5-user docbook-xsl libcups2-dev</code>
Cette solution s'adresse aux personnes qui connaissent déjà bien le sujet et qui savent ce qu'apporte une version plus récente que celle disponible dans les dépôts. N'hésitez pas à consulter la page [[https://wiki.samba.org/index.php/Build_Samba|Build Samba]]
<code>wget http://www.samba.org/samba/stable/samba-4.1.4.tar.gz
tar xvzf samba-4.1.4.tar.gz
cd samba-4.1.4
./configure
make && make install
</code>
En résumé, ces quelques lignes permettent de télécharger, décompresser, compiler et installer samba à partir des sources.
<note important>Si vous installez Samba à partir des sources, les chemins pour accéder aux différents fichiers seront certainement différents de ceux utilisés par la distribution.

Il sera également nécessaire d'installer //samba-tool// à partir des dépôts (cfr **[[apt>samba-common-bin]]** ou **[[apt>samba4-common-bin]]**) ou à partir des sources</note>

===== Création d'un premier DC dans une nouvelle forêt =====
Ceci constitue l'étape unique qui va créer le premier domaine dans la forêt. Cette étape est indispensable si vous n'avez pas d'autres DC (Samba ou Microsoft).

==== Initialisation de Samba ====
Préalablement à l'iniatilisation de Samba, il faut supprimer ou renommer le fichier smb.conf
<code>sudo mv --backup=t /etc/samba/smb.conf /etc/samba/smb.conf.old</code>

L'initialisation va créer plusieurs fichiers type base de données stockés dans /var/lib/samba/private/ ainsi que le fichier /etc/samba/smb.conf

<code> sudo samba-tool domain provision --use-rfc2307 --interactive</code>

L'option //--use-rfc2307// active les attributs Posix et crée les informations NIS dans l'AD. Ceci permet d'administrer les UIDs/GIDs et autres paramètres UNIX (visibles sous l'onglet "Unix attributes" de l'[[http://technet.microsoft.com/en-us/library/cc754217.aspx|ADUC]]). Il est plus simple de l'activer durant l'initialisation plutôt que par la suite. De plus, même si vous n'en avez pas (encore) besoin, ceci n'impacte pas votre installation.

L'option //--interactive// va poser quelques questions pour la création du domaine. Pour connaître, l'ensemble des options relatives à l'initialisation, il est recommandé d'exécuter
<code>samba-tool domain provision --help </code>
Si les valeurs satisfont, il ne faut alors que les valider par ENTER
<code>Realm [EXAMPLE.COM]:
Domain [EXAMPLE]:
Server Role (dc, member, standalone) [dc]:
DNS backend (SAMBA_INTERNAL, BIND9_FLATFILE, BIND9_DLZ, NONE) [SAMBA_INTERNAL]:
DNS forwarder IP address (write 'none' to disable forwarding) [192.168.10.1]:
Administrator password:
Retype password:</code>

  * Par défaut, l'initialisation propose le serveur DNS interne de Samba (SAMBA_INTERNAL) comme serveur DNS. Il est possible d'utiliser Bind comme serveur DNS d'arrière-plan (backend). Si vous choisissez [[http://bind-dlz.sourceforge.net/|BIND9_DLZ]] lors de l'initialisation, référez-vous au wiki [[http://wiki.samba.org/index.php/Samba_AD_DC_HOWTO#BIND_as_DNS_backend|Bind as DNS backend]]. A tout moment, il est possible de changer de serveur DNS d'arrière-plan (([[http://wiki.samba.org/index.php/DNS#Changing_from_Internal_DNS_to_BIND|Basculer de Internal DNS vers BIND]])). Pour plus d'information sur la configuration du serveur DNS et trouver celle qui répond à vos besoins, consultez la page [[https://wiki.samba.org/index.php/DNS#Which_DNS_backend_should_I_choose.3F|Which DNS backend should I choose]]
  * Le mot de passe du compte Administrator du domaine doit respecter les règles de complexité, à savoir : au moins une majuscule, un chiffre et 8 caractères de long (par exemple : P@ssw0rd).
  * Dans le cas d'une ré-initialisation, en plus des mesures déjà décrites ci-dessus, il sera nécessaire de préallablement supprimer les fichiers de base de données privés de Samba
<code>rm -rf /var/lib/samba/private/*</code>

<note tip>Il est possible de changer le mot de passe du compte administrator avec les droits superutilisateur (root) avec la commande
<code>sudo samba-tool user setpassword administrator</code></note>

==== Démarrer Samba AD DC ====
Avant de démarrer Samba AD DC, il est important de vérifier la bonne configuration du DNS.
Le fichier /etc/resolv.conf devrait contenir 
<file - /etc/resolv.conf>search example.com
nameserver 127.0.0.1</file>
Si ce fichier est géré par //resolvconf//, il faut soit le configurer correctement ou soit supprimer ce paquet.

Redémarer la machine.
<code>sudo reboot</code>
FIXME Il est certainement possible de redémarrer uniquement les bons services. Lesquels ?

Le service Samba se gère via [[:upstart|Upstart]] ou via la commande //service//. Par exemple, pour connaître son status :
<code>initctl status samba-ad-dc
samba-ad-dc start/running, process 1129</code>
<code>service samba-ad-dc status
samba-ad-dc start/running, process 1129</code>
Pour connaître l'ensemble des services démarrés par samba :
<code>sudo samba-tool processes
 Service:                PID 
-----------------------------
dnsupdate                959
nbt_server               933
rpc_server               932
cldap_server             942
winbind_server           949
kdc_server               943
samba                      0
dreplsrv                 948
kccsrv                   956
ldap_server              938</code>
On y voit, dans l'ordre, les services suivants DNS, NetBIOS, RPC, Connection-less LDAP (CLDAP), WinBind, KDC (Kerberos Distribution Center), Replication (d?), KCC (Knowledge Consistency Checker), LDAP. Tous ces services sont configurés soit dans /etc/samba/smb.conf, soit dans les fichiers /var/lib/samba/private/*.

===== Test de Samba AD DC =====
Samba AD DC est composé de beaucoup de services différents qui interagissent. Les test qui suivent se focaliseront sur l'un ou l'autre point.

==== Tests des ACL ====
Pour tester les ACL, il faut installer le paquet **[[apt>acl]]**
<code>sudo apt-get install acl</code>
Le paquet //acl// va, entre autre, installer les commandes //setfacl// et //getfacl// afin de définir et lire les ACL sur un fichier.

Pour vérifier le fonctionnement des ACL, on peut exécuter les commandes ci-dessous sur un fichier d'une partition qui a les ACL activé.
<code>touch test.txt
setfacl -m g:adm:rwx test.txt
getfacl test.txt</code>
Le résultat de cette dernière commande doit retourner quelque chose semblable à :
<code># file: test.txt
# owner: user1
# group: user1
user::rw-
group::rw-
group:adm:rw-
mask::rw-
other::r--</code>
Si aucune erreur n'est retournée, les ACL sont bien activées et utilisables.
==== Tests des attributs étendus ====
Pour tester les attributs étendus, il faut installer le paquet **[[apt>attr]]**
<code>sudo apt-get install attr</code>
Le paquet //attr// va, entre autre, installer les commandes //setfattr// et //getfattr// afin de définir et lire les attributs étendu d'un fichier.

Pour vérifier le fonctionnement des attributs étendus, on peut exécuter les commandes ci-dessous sur un fichier d'une partition qui a les attributs étentus activé 

Pour ajouter des attributs étendus :
<code>touch test.txt
setfattr -n user.userName -v userValue test.txt
sudo setfattr -n security.secName -v secValue test.txt</code>
Pour voir les attributs étendus d'un fichier :
<code>getfattr -d test.txt</code>
<code># file: test.txt
user.userName="userValue"</code>
<code>getfattr -n security.secName -d test.txt</code>
<code># file: test.txt
security.secName="secValue"</code>
Si aucune erreur n'est retournée, les attributs étendus sont bien activés et utilisables.
==== Tests du DNS ====
Pour tester le DNS, il faut installer le paquet **[[apt>dnsutils]]**
<code>sudo apt-get install dnsutils</code>
Le paquet //dnsutils// va, entre autre, installer les commandes //dig//, //nslookup// et //nsupdate// afin d'interroger et mettre à jour le serveur DNS. Ce paquet n'installe pas un serveur DNS.

Une configuration fonctionnelle du [[:dns|DNS]] est essentielle pour assurer le bon fonctionnement de Samba et de l'AD. Sans les bons paramètres, Kerberos ne fonctionnera pas, entraînant le non-fonctionnement des services de base ! Afin d'éviter de perdre son temps à cause d'un problème DNS, il faut attraper le réflexe de systématiquement vérifier le bon fonctionnement du DNS. La connaissance des requêtes adéquates pour identifier chaque problème est également nécessaire. Pour plus d'information, consulter [[https://wiki.samba.org/index.php/DNS_Administration|DNS Administration ]] et [[https://wiki.samba.org/index.php/Samba_AD_management_from_windows | administrer Samba AD depuis windows ]].

Pour que le serveur DNS interne puisse fonctionner, le port 53 udp/tcp ne doit pas être utilisé par d'autres programmes (tel qu'un autre serveur DNS, Dnsmasq, etc...). Dans le cas contraire, des erreurs seront visible dans le fichier ... FIXME
<file - ...>...
Failed to bind to 0.0.0.0:53 TCP - NT_STATUS_ADDRESS_ALREADY_ASSOCIATED
...</file>
Pour vérifier quel programme écoute sur le port 53
<code>sudo netstat -tunpe | grep ":53" </code>

Voici quelques requêtes de base permettant de tester les records du DNS
  * Vérification du fonctionnement du service DNS par une résolution simple.
<code>dig ubndc01.example.com
...
ubndc01.example.com.     900     IN      A       192.168.1.11
...
;; SERVER: 127.0.0.1#53(127.0.0.1)
...</code>
On voit sur la dernière ligne mise en évidence ici, quel serveur a répondu à la requête. Si ce n'est pas le bon serveur, il faut vérifier le fichier /etc/resolv.conf.

  * Résolution d'une requête spécifique pour le service Kerberos
<code>dig -t SRV _kerberos._tcp.example.com
...
_kerberos._tcp.example.com. 900  IN      SRV     0 100 88 ubndc01.example.com.
...</code>

  * Résolution d'une requête spécifique pour le service LDAP
<code>dig -t SRV _ldap._tcp.example.com
...
_ldap._tcp.example.com.  900     IN      SRV     0 100 389 ubndc01.example.com.
...</code>

  * Résolution d'une adresse externe au domaine
<code>dig doc.ubuntu-fr.org
...
doc.ubuntu-fr.org.      1276    IN      A       86.65.39.28
...</code>
En cas d'absence de réponse, il faut vérifier qu'il y ait une ligne //dns forwarder// pointant vers l'IP d'un serveur DNS externe au domaine dans le fichier /etc/samba/smb.conf
<file conf /etc/samba/smb.conf>
...
        dns forwarder = 192.168.1.1
...</file>
Si tel est le cas, il faut vérifier qu'il s'agisse de la bonne IP et que la requête aboutisse correctement sur cet autre serveur DNS. Par exemple avec :
<code>dig doc.ubuntu-fr.org @192.168.1.1</code>

==== Tests de Kerberos ====
Pour tester le Kerberos, il faut installer le paquet **[[apt>krb5-user]]**
<code>sudo apt-get install krb5-user</code>
L'installation de //krb5-user// va installer via le mécanisme de dépendance //krb5-config//. Ce paquet va demander d'introduire premièrement le nom du royaume :  EXAMPLE.COM, et deuxièmement, si nécessaire, d'introduire les informations relatives aux serveurs kerberos du royaume (ubndc01.example.com) ainsi qu'au serveur d'administration de kerberos (ubndc01.example.com).\\

Le paquet //krb5-user// va, entre autre, installer les commandes //kinit// et //klist// qui permettent d'interroger et tester un serveur kerberos. Ce paquet n'installe pas un serveur kerberos.

Lors de l'initialisation, le fichier de configuration du serveur Kerberos(([[http://irp.nain-t.net/doku.php/320kerberos:start|Documentation sur Kerberos et son fonctionnement]])) de Samba est automatiquement crée et se trouve sur /var/lib/samba/private/krb5.conf. Son contenu par défaut est :
<file - /var/lib/samba/private/krb5.conf>[libdefaults]
        default_realm = EXAMPLE.COM
        dns_lookup_realm = false
        dns_lookup_kdc = true
</file>

Les commandes fournies par le paquet //krb5-user// (//kinit//, //klist//, ...) utilise le fichier de configuration /etc/krb5.conf qui a été crée lors de l'installation du paquet //krb5-config//. Dans ce fichier, seuls 2 parties sont utiles :
<file - /etc/krb5.conf>[libdefaults]
        default_realm = EXAMPLE.COM
...
[realms]
        EXAMPLE.COM = {
                kdc = ubndc01.example.com
                admin_server = ubndc01.example.com
        }
...</file>
La seconde partie n'est même pas nécessaire si les records existent dans le serveur DNS.
<note important>Le nom du "royaume" (realm) s'écrit toujours **lettres majuscules**</note>

Voici quelques commandes permettant de tester le serveur Kerberos :
  * Demande d'un ticket-granting ticket (TGT) pour un utilisateur avec //kinit//
<code>kinit administrator@EXAMPLE.COM
password for administrator@EXAMPLE.COM:
Warning: Your password will expire in x days on ... </code>
La même commande en omettant le @ nom du royaume doit donner le même résultat. Dans ce cas, //kinit// prends la valeur du //default_realm// inscrite dans le fichier de configuration /etc/krb5.conf

  * Pour voir le TGT reçu, il faut utiliser la commande //klist//
<code>klist
Ticket cache: FILE:/tmp/krb5cc_1000
Default principal: administrator@EXAMPLE.COM

Valid starting     Expires            Service principal
03/03/14 20:17:43  04/03/14 06:17:43  krbtgt/EXAMPLE.COM@EXAMPLE.COM
        renew until 04/03/14 20:17:35
</code>

==== Tests de SMB ====
Pour tester les SMB, il faut installer le paquet **[[apt>smbclient]]**
<code>sudo apt-get install smbclient</code>
Si //samba// a été installé à partir des sources, il faut veiller à avoir une //smbclient// en version 4 également.

  * Lister les partages définis localement sur le DC :
<code>smbclient -L localhost -U%
Domain=[EXAMPLE] OS=[Unix] Server=[Samba 4.1.3-Ubuntu]

        Sharename       Type      Comment
        ---------       ----      -------
        netlogon        Disk      
        sysvol          Disk      
        IPC$            IPC       IPC Service (Samba 4.1.3-Ubuntu)
Domain=[EXAMPLE] OS=[Unix] Server=[Samba 4.1.3-Ubuntu]

        Server               Comment
        ---------            -------

        Workgroup            Master
        ---------            -------
        WORKGROUP</code>
Un AD DC possède toujours les partages netlogon et sysvol. Ils sont nécessaires au fonctionnement d'AD. Ces partages doivent se retrouver dans le fichier de configuration de samba /etc/samba/smb.conf.

  * Vérifier l'authentification d'un utilisateur avec la même commande mais en utilisant l'utilisateur administrator.
<code>smbclient -L localhost -UAdministrator
Enter administrator's password:
...</code>
Le résultat doit être identique au précédent si on introduit le bon mot de passe pour le compte administrator.

===== Mise à jour depuis un domaine Samba de type NT4 vers un AD=====
Si vous prévoyez la migration depuis un domain Samba NT4 existant vers un domaine Samba AD, reportez-vous à la page [[http://wiki.samba.org/index.php/Samba4/samba-tool/domain/classicupgrade/HOWTO|Classic Upgrade HowTo]]

===== Références =====
  * wiki Samba : [[http://wiki.samba.org/index.php/Samba_AD_DC_HOWTO]]
  * articles dans linux pratique n°79 de sept/oct 2013 (pages 68 à 73) et linux pratique n°80 de nov/déc (pages 70 à 76)

//Contributeurs principaux : [[utilisateurs:bcag2|bcag2]], [[:utilisateurs:Qedinux|Qedinux]]//